
Comment embarquer son équipe pour imaginer les missions de demain ? REX du dernier séminaire chez Naomis
Sommaire
Un peu de contexte
Tous les deux ans l’équipe Naomis s’offre un séminaire, moitié travail moitié détente, avec un premier objectif de se retrouver, mieux se connaître et un deuxième objectif plus opérationnel autour du projet de l’entreprise afin de poursuivre notre construction collectivement.
En 2022, après avoir annoncé notre passage à la semaine de 4,5 jours, nous sommes partis dans le magnifique cadre de Clisson travailler sur son organisation opérationnelle.
En 2024, en accord avec notre volonté d’améliorer notre impact, nous avons testé et amélioré notre grille d’évaluation d’impact des projets, utilisée notamment pour valider nos engagements, et travaillé nos process internes de gestion et décision (avant d’affronter les vagues de la côte vendéenne).
A l’issue de chacun de ces séminaires des groupes de travail ont été créés pour affiner les résultats de travaux et améliorer notre façon de travailler.
En 2026, nous souhaitions travailler sur la nature de nos missions pour alimenter notre stratégie de développement et amener l’équipe à se projeter ensemble sur les prochaines années, pas forcément à très long terme (vite vertigineux dans le numérique) mais à un horizon 5 ans, donc en 2031.
Petit défi donc : comment embarquer une vingtaine de collaborateurs aux profils assez divers (chefs de projets, consultants, développeurs, datascientist, géomaticiens) et atterrir sur des idées constructives sur nos missions de demain ? Le tout bien sûr en insufflant une dynamique positive dans l’équipe, dans un esprit un peu ludique et sans tomber dans un désespoir profond face à l’évolution du monde !
Un programme de choc
Travaillé avec Anaïs, notre experte UX, férue de Design thinking, et Carine, consultante numérique de choc et référente numérique responsable, nous avons construit un programme dont on est plutôt content : testé et approuvé par la team Naomis ! Ce travail préparatoire a quand même démarré début mars pour un séminaire en juin, on s’est un peu creusé la tête pour aboutir au résultat…
Voici donc notre recette pour une journée de séminaire :
1-Lancer la journée
On s’est levé tôt, on est un peu groggy, un café dans une main un croissant dans l’autre… Il faut réveiller tout ça. Pour cet échauffement Anaïs nous a dégotté un icebreaker un peu original… sans consigne ! “Voici une feuille de papier et on fait passer…” Très rapidement le bâton devient longue-vue, avion, avant de finir dans un triste état et tout le monde raccroche (merci Lucie Cassisa, Kalliste).


Immanquable aussi, l’introduction du grand chef : rappeler à tous, aux plus anciens, aux nouveaux, ce qui a fait l’entreprise, notre raison d’être, les questionnements actuels et les objectifs de cette journée. En bref imaginer demain ensemble. Court mais efficace, on a tous besoin de l’entendre !
C’est bon on est tous en salle, prêts à démarrer.
2- Partir d’aujourd’hui
On ne part pas d’une feuille blanche, l’entreprise a plus de 15 ans, une histoire, des compétences, des projets… on prend donc un premier temps pour refaire le point sur nos missions d’aujourd’hui.
Nous avons choisi de demander à l’équipe de positionner les projets (en cours, récents) sur les missions telles que nous les présentons :

On est parti pour une heure d’échange sur nos missions actuelles. L’occasion pour chacun de mieux comprendre ce que font les collègues, même si nous avons des rituels de partage récurrents, cette prise de recul n’est pas du luxe !


Un débrief collectif, on s’interroge sur des missions peu représentées, on note les projets qui cochent toutes les cases.
On est parti de l’individuel, chacun donnant des précisions sur ses projets, et on a construit une vue d’ensemble. On a les idées plus claires sur ce que fait l’entreprise, avec un positionnement collectif.
3- Cogiter sur les tendances et l’avenir
Maintenant qu’on est bien sur nos bases il est temps de se secouer un peu et de plonger dans l’univers incertain du numérique de demain. Inspirée par une séquence des journées Numérique Responsable organisée par ADN Ouest (atelier prospectif sur le numérique en 2040 à Rennes, 2025), Carine nous propose le principe d’une exposition inspirante.
Nous avons donc pioché à droite à gauche des articles présentant des concepts importants, des tendances et des projections plus ou moins réalistes : rappels issus des ressources de notre groupe Keran sur les impacts informatiques, l’adaptation, scénarios de l’Ademe, solutions de transition, projets importants, tendances Data et IA (avec quelques emprunts à l’Observatoire Data Publica sur l’analyse des programmes des récentes municipales), prises de position du gouvernement sur la souveraineté, questionnements sur les métiers et technologies de demain, solutions futuristes de gestion des territoires ou de gestion de données…



Après 20 min de découverte pour préparer les esprits, on passe à une séquence de travail en groupes de 5 (créés en avance). Chaque groupe va creuser un thème tiré au sort (en l’occurrence jumeaux numériques, IA ou écoconception) et découvrir un petit contenu dédié à la thématique dans son enveloppe. Plus facile en effet de travailler sur un thème que sur le monde du numérique au sens large, même appliqué aux métiers de l’aménagement et de la transition écologique.
L’objectif ?
- Identifier les enjeux clés de la thématique
- S’interroger sur nos forces et faiblesses pour y répondre
Le format ?
Découverte et réflexion individuelle dans un premier temps, puis mise en commun et remplissage d’un support. Un support… un peu décalé, il faut bien !
Si Naomis (notre entreprise) était une super héroïne, que penser de ses aventures sur le thème à traiter ? opportunités, risques, forces et faiblesses… on retrouve la bonne vieille analyse SWOT un peu revisitée en laissant la place à de petites touches d’humour et de créativité. La question bonus : a-t-on envie de produire cet épisode ?


Restitution par chaque groupe, on avance pour se projeter dans les années à venir.


La tête est déjà bien farcie, il est 12h30 et temps d’aller déjeuner !
4- Rentrer dans le concret : quelles missions ?
Reprise, on s’attaque au cœur du sujet : quelles seront nos missions demain ? Forts des réflexions de la matinée, nous travaillons sur ces questions : quelles sont les missions à arrêter, à modifier, à développer, à créer ?
Après une petite remise en jambe assurée par Carine (« (N)ice walk breaker » en musique avec une question posée à celui ou celle qui nous fait face à chaque arrêt), on est donc reparti pour un travail en groupe (nouveaux groupes). On respecte toujours un temps de réflexion individuelle avant de mettre en commun et d’échanger pour positionner les types de mission sur une matrice fournie.

On pense avoir fini ? On ajoute une dernière mission, plus en rupture, on essaye d’aller un cran plus loin.
Petite pause et c’est reparti, chaque groupe choisit maintenant quatre missions à détailler.
Matrice générale positionnement des missions, matrice détail :



Une restitution de chaque groupe permet de dresser la liste des missions identifiées et de voir les missions qui se regroupent.
Il ne nous reste plus qu’à organiser une petite session de vote, 3 gommettes chacun dans chaque couleur :
- En rouge on note l’envie,
- En bleu la faisabilité.

Un petit mot de conclusion à chaud, un petit tour de salle, et on libère tout le monde pour aller jouer sur la plage (car nous sommes de grands enfants).
Le détail du timing pour aller plus loin :


Le résultat
Si on vous raconte tout ça, c’est qu’on en est plutôt content !
- On a validé des constats et des convergences
- On a pu faire exprimer les envies
- On a fait émerger des idées super intéressantes
- On a passé un bon moment (et même respecté le timing)
La direction a pu se saisir de ces résultats pour les intégrer à la redéfinition de la stratégie commerciale de l’entreprise, travaillée avec les experts et chefs de projet. J’ajouterai qu’à titre personnel cette journée m’a donné énormément d’énergie et d’envie pour poursuivre ce beau projet collectif !
J’espère que ce petit article pourra vous inspirer. De notre côté nous étions sur un terrain favorable : une équipe qui joue le jeu et connaît les règles de participation du travail collaboratif, des participants qui mélangent savamment humour et bienveillance et ont envie de suivre l’aventure, et des conditions super sympas, un hôtel en bord de mer, des espaces extérieurs pour les pauses (gourmandes), etc.
Je vous rassure aussi ; on a profité de la soirée et de la deuxième journée pour une activité 100% ludique en découvrant en barque le marais poitevin (car on a aussi une organisatrice de choc pour tous les aspects logistiques et activité, merci Sarah !).


Merci encore à Lucie Cassisa pour les idées d’ice breaker, à tous les sites et événements sources d’inspiration et (on en profite) au site « les petits bonhommes » qu’on aime beaucoup pour agrémenter nos supports !
L'AUTEUR



