Le parcours de labellisation Numérique Responsable de l’INR avec l’agence Lucie : REX de l’entreprise Naomis

Le parcours de labellisation Numérique Responsable de l’INR avec l’agence Lucie : REX de l’entreprise Naomis

Sommaire

Naomis, filiale numérique du groupe Keran et déjà très engagée dans une démarche RSE et NR depuis plusieurs annéess’est lancée dans un parcours de labellisation NR pour formaliser son ambition. Carine, référente Numérique Responsable chez Naomis, nous partage les étapes de cette aventure. 

Racontez-nous :

Avant tout, la labellisation commence par un engagement fort de la direction ! Car elle implique du temps passé par des collaborateurs, la désignation d’un référent pour porter le sujet, une communication régulière… un investissement collectif en somme ! 

Pourquoi avoir fait ce choix ?

Nous avions déjà une démarche volontariste matérialisée, entre autres, par la sensibilisation des équipes (MOOC INR) et des formation métiers (animation fresque du numérique, écoconception…), mais qui nécessitait d’être plus structurée et reconnue. Nous avions aussi l’envie d’appartenir à une communauté qui nous ressemble. 

Se labelliser s’intègre dans une démarche d’amélioration continue, indispensable en tant qu’entreprise du numérique, sur la réduction de l’impact du numérique dans nos missions. 

Cela répond également à notre besoin de mieux répondre aux exigences croissantes de nos clients et se différencier dans les appels d’offres et partenariats. 

Et pourquoi le label Numérique responsable opéré par l’agence Lucie plus qu’un autre ?

Porté par l’Institut du Numérique Responsable (INR), il représente un label de référence en France du fait de son exigence et de sa communauté. C’est plus qu’une simple certification, mais un accompagnement pour progresser dans la durée.

Que peut-on anticiper quand on prévoit de se lancer dans cette démarche ?

Le parcours de labellisation prend du temps et certaines étapes peuvent être anticipées, notamment : 

  • Identifier un référent pour porter la démarche, déjà sensibilisé ou pas, en tous cas motivé ! 
  • Faire un audit de ce qui est déjà fait dans l’entreprise, indispensable pour s’autodiagnostiquer et choisir le niveau de label le plus pertinent, 
  • Commencer à formaliser les actions déjà faites est un temps précieux de gagné ; chez Naomis beaucoup de bonnes pratiques étaient faites « de bon sens » sans être formalisées à travers des guides ou chartes. 

Par ailleurs, communiquer en interne à toutes les étapes de la labellisation permet l’embarquement des équipes qui seront certainement toutes concernées par les différents engagements. 

Après signature du contrat, comment cela se passe ?

Plusieurs mois sont nécessaires avant de célébrer sa labellisation ; chez Naomis nous avons signé en avril et été labellisé en octobre, mais cela peut être davantage 

Il faut effectivement prévoir du temps pour la préparation de l’audit et la récolte des pièces auprès des parties prenantes. Pour les actions faites « de bon sens », il y a un vrai enjeu de formalisation des pratiques existantes, souvent criant au sein des petites structures.  

Des webinaires permettant de nous guider à chaque étape sont organisés plusieurs fois dans l’année mais nécessitent d’être anticipés pour être synchronisés avec l’étape où l’on se trouve. 

L’audit à distance réalisé par un expert de Baker Tilly est un échange stimulant et constructif qui apporte un retour sur la démarche actuelle de la société et ouvre des perspectives pour aller plus loin. 

Tout au long de la démarche de labellisation, un travail main dans la main se fait avec la direction pour définir le niveau d’engagement cible et réalisable, ainsi qu’avec la DSI pour définir des actions permettant de diminuer l’impact des infrastructures et équipements, part prédominante de l’empreinte du numérique. 

Quelle étape est la plus difficile

La définition des engagements et indicateurs associés est certainement la phase la plus complexe car ces engagements doivent à la fois couvrir des principes d’actions évalués faibles pendant l’audit, mais aussi être cohérents avec la stratégie globale et être accompagnés d’indicateurs pertinents et atteignables. 

Ces derniers sont plus faciles à trouver quand on parle de l’infrastructure informatique ou de la comitologie, avec par exemple des indicateurs comme la durée de vie du matériel, l’indice de réparabilité moyen, la durée de garantie moyenne, l’empreinte carbone annuelle du SI, le nombre de communications internes/externes, le nombre de points de suivi ou de formations prévues… Mais ça se corse quand les engagements portent sur l’acculturation des équipes ou la réalisation d’un guide de bonnes pratiques, auquel cas l’évaluation du taux de sensibilisation des bonnes pratiques déclarée lors d’une enquête annuelle auprès des collaborateurs peut permettre de mesurer annuellement ces engagements. 

Ensuite, pour tenir ses engagements, il faut également s’assurer d’avoir les moyens de ses ambitions et analyser en interne le temps nécessaire par les équipes concernées pour atteindre ses objectifs. Coté Naomis, entreprise du numérique de 25 personnes, c’est 14 jours passés en 2025 entre le temps passé pour la labellisation et les autres actions mises en place, et 20 dédiés pour 2026 pour la référente NR, en plus de sa casquette métier au sein de l’entreprise.  

Cette étape nécessite donc d’être patient car il peut se passer de nombreux échanges avec l’équipe Lucie pour valider ces engagements, enjeu important car ils seront scrutés à la loupe par les auditeurs externes lors du renouvellement du label. 

Une fois les engagements validés par l’équipe Lucie, il suffit d’exporter sous Excel ses engagements sur l’espace de gestion de Baker Tilly et votre feuille de route est faite ! 

Les notes du tableau de bord sont basées sur l’autoévaluation faite par l’entreprise et indique les points forts à améliorer par thématique. 

C’est désormais le moment de célébrer et se féliciter de cet engagement, et d’embarquer les équipes ! Informations sur l’intranet, affichage en salle, points d’avancement… Tous les moyens sont bons pour faire vivre cet objectif ! 

Au final, que retenir de cette expérience ?

D’une démarche faite d’actions silotées par service ou besoin, se labelliser permet d’assoir une stratégie complète, partagée par tous et sur le long terme, avec les conseils avisés d’un cabinet de conseil et des équipes Lucie, et le soutien de la communauté si besoin. C’est passer en mode pro en somme !


L'AUTEUR

Carine LAMBERT
Carine est consultante et accompagne nos clients sur leur transformation numérique, leur gestion de données, le choix et la bonne utilisation des outils associés et porte des projets de développement d’outils sur mesure. Engagée pour un numérique responsable, elle est référente chez Naomis et intègre des pratiques durables et éthiques dans ses projets afin de minimiser les impacts environnementaux et de promouvoir une utilisation responsable des technologies et des données. 

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